Compensation carbone : synergies forêt - territoires - entreprises

Le 15/12/2015

Des entreprises appuient des projets forestiers d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Un modèle de financement innovant, qui rencontre l’intérêt des territoires ruraux et des entreprises engagées pour le climat. Ainsi, la Poste, avec la participation de La Banque Postale, les Régions, à travers leur groupement pour le développement du Massif central (GIP Massif central), et le Centre national de la propriété forestière, viennent de nouer un partenariat inédit en matière de développement local et de lutte contre le changement climatique.

La démarche "CLIMAT+ Territoires", initiée par le GIP Massif central et le CNPF est un véritable laboratoire naturel de lutte contre le changement climatique.

Les premiers itinéraires sylvicoles ont été mis en oeuvre après 2 ans de travail entre les Régions, le service de Recherche Développement et Innovation du CNPF, l'ONF et les forestiers du Massif central.

Grâce au financement du Groupe La Poste, première entreprise à s'engager de manière aussi importante sur ce type de projets, les premiers travaux forestiers ont pu être menés en automne 2015.

Sur la base d'un investissement initial, en l'occurrence celui de La Poste, des regroupements de forestiers s'engagent collectivement dans un mode de gestion de leur forêt établi sur la base des gains en matière de services environnementaux :

  • biodiversité, 
  • captation et séquestration du carbone, 
  • lutte contre l'érosion des sols, 
  • filtration des eaux, 

et économiques :

  • production de bois, d'énergie, de bois d'oeuvre, 
  • pérennisation et développement des emplois autour de la filière bois. 

Ces projets en Margeride (48), Combrailles (63), Haute-Vienne (87), et Ardèche (07) permettront de construire un référentiel national de certification carbone.

Le but : proposer d'ici 2017 un cadre permettant de mesurer la qualité des projets forestiers en matière d'atténuation du changement climatique (captation et séquestration du carbone) et d'autres services environnementaux plus qualitatifs (biodiversité, qualité des eaux, sols etc.).

Ce référentiel ouvrirait ainsi la porte à la génération de crédits carbone forestiers locaux, ce qui n'existe pas encore en France.

Mots-clés : Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie