Actualités sanitaires

Le Phytophthora ramorum

En mai 2017, le Département de la Santé des Forêts a identifié en Bretagne pour la 1ère fois Phytophtora ramorum sur Mélèze du Japon.

Ce pathogène se traduit par des descentes de cime, un flétrissement et un rougissement des aiguilles, des mortalités de branches voire une mortalité brutale de l’arbre. Les Mélèzes meurent généralement quelques mois après l’infection et au Royaume-Uni, P. ramorum a décimé près de 20 000 ha de Mélèzes du Japon.

Il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen de lutte. Il est déconseillé de procéder à de nouveaux programmes de plantations forestières de Mélèze du Japon en Normandie. En attente de résultats complémentaires sur la sensibilité des Mélèzes hybride et d’Europe et sur la lignée de P. ramorum présente en Bretagne, il est également recommandé  à titre de précaution de ne plus planter ces essences.

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La chalarose du Frêne

Le tout premier foyer de « Chalarose » ou « maladie de dessèchement des pousses du frêne » dans la région Normandie est apparu en 2011. Ce dépérissement est attribué au champignon Chalara fraxinea qui lui donne son nom. Depuis, les signalements se sont multipliés et l’état de certains peuplements s’est notablement dégradé (à l’image des foyers plus anciens de Haute-Saône et de certains pays de l’Est comme la Pologne, l’Allemagne, la Suisse ou encore le Danemark).

Pour gérer au mieux cette nouvelle situation, les acteurs de la filière, qu’ils soient propriétaires sylviculteurs ou gestionnaires, doivent nécessairement se préparer à prendre les mesures les plus appropriées.

A cet effet, un guide d'aide à la décision (à télécharger ci après), récemment publié par le CRPF  Hauts-de-France sous la validation du Département de la Santé des Forêts, précise un certain nombre de préconisations de gestion sur les peuplements de frênes infectés dans le but d’organiser au mieux la valorisation économique des produits commercialisables de cette essence. Cet outil livre également les critères de diagnostic indispensables à l'identification des meilleures orientations sylvicoles en fonction de l'état d'infection des peuplements et du niveau d'urgence de commercialisation.

On retiendra surtout que la dépréciation du bois sur arbre adulte n’intervient qu’après un certain temps suite à l’apparition des premiers symptômes.

Par conséquent, les exploitations doivent impérativement respecter un rythme progressif.

En effet, toute politique de gestion « d’anticipation » du problème :

  • serait inefficace sur la poursuite de la contamination ;

  • pourrait avoir des conséquences très préjudiciables sur les marchés du bois ;

  • pourrait priver les sylviculteurs de pouvoir observer dans leurs peuplements sur pied, une résistance génétique de certains individus (dont la présence spontanée dans nos peuplements est aujourd'hui avérée).

Par ailleurs, une exploitation brutale et en masse pourrait également générer des « dommages collatéraux » qu’il n’est pas souhaitable de favoriser, notamment le tassement des sols ou encore l’isolement des essences d’accompagnement. Les règles classiques de sylviculture restent donc de mise (cloisonnements d’exploitations, marquages en feuilles destinés à identifier les individus les plus atteints = prioritaires, respect des périodes optimales de débardage…)  

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Bilan 2016 de la santé des forêts en Normandie

2016 a été une année calme sur le plan sanitaire.

Sur feuillus les principaux problèmes sont l’oïdium sur chêne et la maladie des tâches blanches sur l’érable.
Les hêtres ont localement souffert de fortes attaques d’Orcheste pour la deuxième année consécutive.
Le Cynips du châtaignier progresse. L’impact de la Chalarose poursuit sa progression et les cas de mortalités sur gros bois se multiplient en Seine-Maritime.

Sur résineux, la maladie des bandes rouges sur pin Laricio a eu un impact globalement moins fort cette année. Les symptômes sont apparus plus tardivement. Certaines inquiétudes naissantes sur le douglas (Siroccocus, Contarinia), ne se confirment pas sur la Normandie. Les mélèzes ont présenté quelques problèmes foliaires sans doute liés à un excès d’humidité atmosphérique mais aucun problème majeur n’a été détecté. Des dégâts d’hylobe sont toujours signalés dans les plantations de l’année ; un délai d’au moins 1 an entre la coupe rase et le reboisement peut limiter ce problème. Les reboisements les plus sensibles sont ceux réalisés après épicéas et pins.

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