La surface forestière poursuit sa croissance, la diversité d’essences est supérieure à la moyenne européenne, la forêt continue à stocker du bois et du carbone, elle contribue positivement à la bioéconomie, mais la dynamique s’essouffle sous le coup des sécheresses répétées, des tempêtes, des attaques biologiques et de la surdensité des grands ongulés. Voici ce que révèle  la 7e édition des Indicateurs de gestion durable ce 1er juillet 2026.

Publiés tous les 5 ans depuis 1995, les Indicateurs de gestion durable constituent l’un des dispositifs d’observation forestière les plus complets d’Europe. Ils permettent de suivre l’état des forêts françaises à travers près de 50 indicateurs regroupés selon les six critères définis lors de la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe tenue à Helsinki en 1993 :

  • ressources forestières en bois et puits de carbone ;
  • santé et vitalité des forêts ;
  • fonctions de production ;
  • diversité biologique ;
  • fonctions de protection ;
  • fonctions socio-économiques.

Pour la première fois depuis le lancement du dispositif, l'exercice a été porté par l’Observatoire des forêts françaises à la demande des ministères en charge de la forêt. Créé en 2023 pour rassembler, produire et diffuser les informations clés sur les espaces boisés publics et privés, l’Observatoire a joué un rôle de catalyseur indispensable. En unissant les forces et les expertises sectorielles, il a permis de centraliser les données pour offrir une vision objective et partagée de la situation actuelle.

Le CNPF fait partie des contributeurs de premier plan en apportant ses données et son analyse pour cette nouvelle édition des Indicateurs de gestion durable.